lundi 11 décembre 2006

9 septembre 1940

Nouveau raid de bombardiers allemands sur Londres. Les agresseurs perdent 28 appareils, les Anglais 19 avions de chasse.

8 septembre 1940

Pendant la nuit, 200 bombardiers de la Ille Luftflotte prennent pour cibles les centJales électriques et les voies ferrées de Londres.

7 septembre 1940

17 heures : 300 bombardiers allemands, escortés par 600 avions de chasse, déversent 337 t de bombes sur Londres, en prenant pour objectifs prioritaires l'arsenal de Woolwich et les docks construits le long de la Tamise. De grands incendies se déclarent. A 20 h 07, les commandants en chef des trois forces armées dLffusent un message réduit au seul nom de code «Cromwell », c'est-à-dire : «lnvasion probable de la Grande-Bretagne dans les 24 heures ». Hitler est donc en train de tenir la promesse qu'il a faite dans son discours du 4 septembre : «Je raseraI leurs villes. »
En Roumanie, profitant du mécontentement de la population à la suite des cessions territoriales à la Hongrie, le mouvement ultranationaliste et antisémite de la «Garde de Fer» suscite des désordres qui entraînent l'abdication du roi Carol II. Le prince héritier Michel lui succède. Le général Antonescu prend le pouvoir, se proclame « Conducator» et instaure une dictature militaire.

6 septembre 1940

Les bombardements allemands sur les installations portuaires de la côte sud de l'Angleterre font déclencher l'alerte du second degré, qui signifie : « attaque probable dans 1es trois jours ".

4 septembre 1940

Hitler déclare : « J'ai tenté d'épargner les Anglais. Ils ont pris mon sens de l'humanité pour de la faiblesse et répondent en assassinant des femmes et des enfants allemands (il fait allusion au bombardement de Berlin par la R. A. F., dans la nuit du 25 au 26 août, qui a causé une vingtaine de morts dans la population civile). Je raserai leurs villes. "
Pétain relève le général Weygand de sa charge de ministre de la Défense nationale et le nomme commandant suprême des troupes françaises en Afrique.
Pendant la nuit, des avions allemands lancent des fusées éclairantes dans le ciel de Londres.
Sentence arbitrale de Vienne. Cédant à la forte pression de l'Axe et à la suite des décisions d'arbitrage prises à Vienne le 30 août par Ribbentrop et Ciano, le gouvernement roumain doit abandonner à la Hongrie une grande partie du nord de la Transylvanie, babitée par une population en majorité hongroise. En dépit de la résÏstance du roi Carol II et de son Premier ministre Gigurtu, la Roumanie doit également céder aux Hongrois une large bande de territoire habitée cette fois par 3 millions de Roumains et comprenant les villes de Cluj et d 'Oradea.

3 septembre 1940

Les États-Unis et la GrandeBretagne signent l'accord stipulant que l'Amérique fournira 50 contretorpilleurs à la marine anglaise contre la location pour 99 ans de bases dans les Baham.a la Jamaïque, à Sainte-Lucie, à la Trinité et à Antigua.

1er- 2 septembre 1940

Nouvelles incursions de la Luftwaffe sur le centre d'opérations de Biggin Hill.

31 aout 1940

Des avions de reconnaissance anglajs signalent la présence, dans les ports et les estuaires du continent, de nombreux moyens de débarquement allemands, de toute forme et de toute taille, indices d'une invasion imminente.
La R. A. F. perd 39 appareils, tandis que les Allemands causent des dommages importants à trois centres d'opérations du commandement aérien anglai.s : à Debden, au nord de Londres, à Biggin Hill, et à Hornchurch, dans la banlieue de Londres.
La Force M, l'escadre qui doit appuyer le débarquement du général de Gaulle et des 2700 hommes de la France libre à Dakar, en AfriqueOccidentale française, quitte la rade de Scapa Flow, la principale base navale britannique. Le but de l'opération est de recrllter de nouveaux adhérents au mouvement et, surtout, de séparer de la France de Vicl]y les colonies françaises d'Afrique-Equatoriale et, si possible, celles d'Afrique du Nord. Au début du mois d'août, de Gaulle avait exposé son plan aux hommes politiques anglais. Churchil s'en était montré aussitôt un partisa erthousiaste,peut-être aussi parce que le général avait réussi à le persil ader qu'un débarquement par surprise à Dakar ne rencontrerait probablement qu'une faible résistance. La Force M comprend les cuirassés Barham et Resolution, le porteavions Alk Royal, 5 croiseurs, au moins 16 contre-torpilleurs et 2 corvettes, auxquelles il faut ajouter 3 corvettes de la France libre.

30 aout 1940

Nouvelle attaque aérienne allemande contre les P. C. opérationnels de la R. A. F. au sud de l'Angleterre. La ba.se de Biggin Hill, dans le Kent, est touchée deux fois.

29 aout 1940

L'Afrique-Équatoriale française, le Cameroun, les territoires français de l'Inde et de l'Océanie se rallient à la France libre.

28 aout 1940

Arrivée à Londres des officiers de liaison de l'armee et de la marine anglaises détachés à Dakar avant l'écroulement de la France.

26 aout 1940

La R. A. F. bombarde Berlin. Goering avait assuré à Hitler que cela; ne se produirait jamais.
Le Tchad se rallie à la France libre.

24 -25 aout 1940

Au cours de la nuit, peut-être par erreur, des avioI1s allemands laruent quelques bombes sur Londres. Par représaillesi Churchill donne l'ordre à la R. A. F. de faire une incursion sur Berlin.

24 aout 1940

Incursion massive d'avions allemands sur North Wea]d Bassett et Hornchurch, deux centres névralgiques du commandement aérien britannique.

23 aout 1940

En Grèce, des filets sont installés pour' barrer l'accès des ports, en particulier dans la mer Ionienne; des couloirs aériens plus étroits som établis pour les avions civils.
A Vichy, création de la Légion française des combattants.

22 aout 1940

Mussolini ajourne tous les préparatifs de guerre contre la Grèce.

20 aout 1940

La Grèce mobilise certaines classes de spécialistes de la défense antiaérienne.

19 auot 1940

Après une avance rapide, les Italiens occupent Berbera, capi1ale de la Somalie britannique.
Mussolini écrit au géneral Graziani, gouverneur de Libye et commandant en chef des forces armées italiennes en Afrique du Nord : « ... L'invasion de l' Ang leterre est décidée. Les prépaBtifs sont presque terminés. C'est une chose certaine. Ce Sera peut-ètre dans une semaine ou dans un mois. Eh bien, le jour où la première section de ioldats allemands mettra pied sur le territoire anglais, vous attaquerez en meme temps. Encore une fojs, je vous répète qu'il ne s'agit pas d'objectifs territorjaux, ni de marcher :rur Alexandrie et encore moins sur S0lloum. Je vous demande seulement d'attaquer les forces anglaises qui vous fon! face Te prends la pleine responsabilité de cette décision... »

18 auot 1940

La Luftwaffe déclenche à nouveau de très violentes attaques contre les terraIns d'aviation anglais des trois comtés de Kent, de Surrey et de Sussex. Elle y laisse 71 appareils contre 27 pour la R.A.F. Jusqu'à présent, l'effet de ses rajds a été plus psychologique que stratégique. Du 8 août à ce jour, les Allemands ont déjà perdu 363 appareils, tandis que la chasse anglaise déplore la perte de 211 Spitfire et. Hurricane et de 154 pilotes.

17 auot 1940

Les Allemands retirent les stukas de leurs forces aériennes d'assaut. Ils se sont décidément révélés trop vulnérables.
Hitler proclame le blocus total des îles Britanniques.
Ribbentrop, ministre allemand des Affaires étrangères, coupe court brutalement aux bruits de campagne contre la Grèce, que Ciano, mInIstre des Affaires étrangères de Mussolini, avait fait courir en Italie trois Jours auparavant. Pour l'instant, Hitler ne veut pas de complications dans les Balkans.
La Grèce commence à mobiliser et fa ppeIle certaines catégories de réservistes résidant en Epire et en Macédoine occidentale.

16 auot 1940

Nouvelles incursions aériennes sur l'Angleterre. La Luftwaffe attaque à diverses reprises de nombreux terrains d'aviation et cause d'importants dégâts à celui de Tangmere.

15 auot 1940

Profitant d'une journée sans nuages, l'aviation allemande lance une offensive de grand style sur l'Angleterre, Plus de 7 incursions d'importance balaient le ciel. Les trois Luftflotten sont engagées dans une série d'attaques coordonnées sur des objectifs situés parfois à une grande distance J'un de l'autre. Tous les vols allemands, commencés vers Il h 30 et terminés vers 18 h 30, se heurtent à une violente résistance de l'aviation et de la D. C. A. britannlques. La chasse anglaise ne laisse aucun répit aux appareils ennemis. La Luftwaffe a mis en œuvre 520 bombardiers et 1270 chasseurs. Elle a perdu 75 avions de chasse contre 34 pour les Anglais.

14 auot 1940

Journée de mauvais temps. On n'enregistre que 500 sorties d'avions allemands sur l'Angleterre. Objectifs : les lignes ferroviaires voisines de la côte et les P. C. opérationnels de la R.A. F., au sud du pays.
Les États-Unis envisagent un accord de principe avec la Grande- Bretagne peur lui céder 50 contretorpilleurs en échange de l'uti1istion par la marine américaine de certaines bases anglaises.

13 auot 1940

C'est le « Jour de l'Aigle », l'Adlertag, nom de code de la première journée du bombardement auquel l'aviation allemande soumettra pendant des semaines les bases aérienfies, les terrains d'atterrissage et les installations aéronautiques anglaises. Au cours de ces premières 24 heures, les Allemands engageront 1485 appareils et en perdront 45, contre 13 chasseurs et 7 pilotes pour les Anglais. Mais dès la phase initiale de la bataille, l'ennemi mettra en évidence toutes ses imperfections. Par exemple, les stukas, qui ont une vitesse maximale de 300 kwh et n'atteignent qu'une altitude de 3 500 m, sont une prole facile pour les Spitfire plus maniables et surtout plus rapides, qui ti atteignent la vitesse de 600 km/h et montent au-dessus de 10000 ffi. Il en est de même pour les chasseursbombardiers Me-IIO, qui manquent de souplesse, et pour les Damier,
les Heinkel et les Ju-88, qui ne transportent que 500 kg de bombes, et ont donc une capacité de destruction extrêmement réduite pour le risque qu'ils encourent d'être abattus par la chasse angla.ise avant d'atteindre leur objectif.
Malgré cette infériorité qualitative, Goering et les généraux de l'étatmajor allemand se donnent 4 jours pour détruire la défense aérienne britannique au sud de la ligne Londres-Gloucester, et 4 semaines pour éliminer complètement la d' R.A.F.
Ciano, minis1re italien des Affaires étrangères, convoque à Rome le général Prasca, commandant les troupes italiennes en Albanie, et annonce à la presse que la campagne de Grèce va commencer.
les Anglais décident un envoi l' massif de blindés au Moyen-Orient.

12 auot 1940

Des formations de bombardiers al1emands attaquent 6 importantes stations radar du sud de l'Angleterre.

11 auot 1940

A. lé veille de l'attaque aerienne, l'Angleterre dispose de 704 chasseurs operationnels, dont 620 Hurricane et Spitfire, et de 350 bornbardiers. L'Allemagne met en ligne 2669 appareils, dont la plupart sont des bombardiers: soit en vol horizontal (1015 Do- n, 00-172, Do-215, Ju-B8), soit en piqué (346 stukas monomoteurs Ju-87), auxquels s'ajoutent 375 chasseurs-bombardiers bimoteurs Me-l10. La chasse omprend 932 monomoteurs Me109.

8 aout 1940

A Londres, Churchill et de Gaulle établissent un statut réglant les conditions d'emploi des volontaires de la France libre.
Le gouvernement de Vichy crée la cour suprême de Riom pour juger les «responsables de la défaite».

5 aout 1940

En raison des mauvaises coditions atmosphériques, les Allemands retardent le début de l'offecsive aérienne contre l'Angleterre.

3 aout 1940

En Afrique orientale, début de l'of:ensive italienne contre la Somalie britannique.
Otto Abetz est nommé ambassadeur d'Allemagne près le commandement militaire de Paris.

2 aout 1940

En France, à Clermont-Ferrand, le genéral de Gaulle est condamné à oort par contumace.

1 auot 1940

Hi11er adresse à l'aviatjon allemande sa direc1ive très secrète 0° 17, avec l' ordre fomel d' « écra er l'aviatiop. anglaise par tous les moyens» , Evidemment, selon cet ordce, le résultat de la bataille lérienne dans le ciel d'Angleterre conditionne l'invasion, phase suivante de l'opération «Otarie». Le début de l'attaque est fixé au 5 août.

31 juillet 1940

Hitler convoque les plus hautes autorités de la marine pour faire le poirlt. L'amiral Raeder, commandant en chef de la Kriegsmarine, expose à nouveau, de façon détaillée, les difficultés pour traverser la Manche avec les moyens dont il dispose. A son avis, il vaudrait [ mieux retarder l'opération « Otarie" du 13 septembre à une date comprise entre le 19 et le 26, afin de profiter de marées favorables et surtout de la limiter au franchissement du pas de Calais. Il rappelle enfin une suggestion qu'il a déjà faite à plusieurs reprises : renvoyer l'opération au printemps de l'année suivante.
15 autres cargos chargés d'armement quittent les Etats-Unis pour la Grande-Bretagne,

29 juillet 1940

Dans une étude sur l'invasion de la Grande·Bretagne, l'état-major de la marine allemande déclare que le débarquement sur les côtes anglaises ne peut avoir lieu avant la seconde quinzaine de septembre et que, même pour cette époque, il exprime de sérieuses réserves. Le chef du 3e bureau de la Kriegsmarine, Schniewind, affirme qu' « il décline toute responsabilité pour l'an11ée en cours... Quoi qu'il en soit, avenir est encore très incertain».

26 juillet 1940

Des avions italiens effectuen un oombardement de nuit sur Gibraltar.

25 juillet 1940

L'aviation italienne bombarde la base navale d'Alexandrie, en Égypte, et celle de Haïfa, en Palestine.

22 juillet 1940

Les Anglais forment le S. O. E. (Special OperatÏons ExecutiveJ chargé de coordonner les actions de commanda et la lutte clandestine dans les pays occupés par les Allemands.
Dans une nouvelle directive préliminaire à l'opération « OtarIe ), Hitler écrit : « Il y a lieu de se préparer dans le détail, en pen sant cependant que l'invasion n'est encore qu'un projet et qu'aucune décision définitive n'a été prIse pour le moment. » le Führer compte encore sur une solution pacifique.
Les Nouvelles-Hébrides puis la Côte-d'Ivoire (le 26) se rallient au général de Gaulle.

21 juillet 1940

L'Union soviétique annexe J'Estonie, la Lettonie et la Lituanie, et leur attribue le statut de républiques autonomes.

20 juillet 1940

Churchill répond à l'offre de paix de Hitler par le canal de son ministre des Affaires étrangères Halifax: « L'Allemagne aura la paix quand elle aura évacué tous les territoires qu'elle occupe, restauré la liberté qu'elle a détruite et donné des 1 garanties pour l'avenir. »

19 juillet 1940

Parlant à Berlin, Hitler lance un dernier appel à l' Ang leterre. Il déclare entre autres choses : « Ma conscience m'oblige à lancer à l'Angleterre un nouvel appel à la raison... Je ne veux absolument pas, pour aucun motif, continuer cette lutte. Je déplore qu'elle fasse des victimes et je voudrais les épargner. ChurchilI trouvera peut-être dans ce que je dis la preuve que je d"oute de l'issue finale, mais je me serai libéré la conscience... ».
Le président Roosevelt signe le Two Ocean Navy Expansion Act, qui prévoit un renforcement important de la flotte des États-Unis entre 1940 et 1945.
Au voisinage de la Crète, des unités de la marine britannique coulent le croiseur italien Bartolomeo Colleonj, de 5000 t.

samedi 9 décembre 2006

16 juillet 1940

Hitler envoie sa directive n° 16, où il est dit : « Puisque l'Angleterre, malgré sa situation désespéréel ne manifeste aucune compréhension, j'ai décidé de préparer contre elle une opération terrestre et, si nécessaire, de la mettre à exécution. .. » C'est l'annonce officielle de l' opératjon « Otarie», qui prévoit le débarquement de 20 divisions sur les côtes sud de l'Angleterre. L'action n'aura lieu qu'après que la Luftwaffe aura aénanti la R. A. F. et se sera as suré la maîtrise de l'air au-dessus de la Manche. Pour sa défense terrestre, la Grande-Bretagne ne disp.Jse que de 25 divisions d'infanterie absolument démunies d'armement moderne, de moyens de transport et d'engins blindés, et réparties sur un très vaste front. Son seul espoir repose sur l'efficacité de ses forces aériennes. Cet espoIr se justifiera les mois suivants au cours de la bataille d'AngIeterre.
En Palestine, une formation de l'armée de l'air italienne bombarde la base de Haïfa.

15 juillet 1940

Les Italiens bombardent la base navale britannique d'Aden.

14 juillet 1940

A Whitehall, à Londres, de Gaulle passe en revue les premiers détachements de la France libre.

13 juillet 1940

Après avoir discuté longllement avec ses collaborateurs les plus proches de la date, des phases et des modalités de l'invasion de l'Angleterre, Hitler adresse à ses principaux généraux sa directive n0 15, dans laquelle il fixe les grandes lignes de la stratégie à adopter pour les trois armées. L'offensive aerienne générale commencera le 5 août et aura pour objectif essentiel d'élimmer la R. A. F. A cet effet sont prévus 2669 apparei1s, répartis en trois flottes aériennes : la Ve flotte du général Stumpff, stationnée en Scandinavie, opérera dans le nord de la Grande-Bretagne; la Luftflotte n° 2 du général Kesselring, dont le quartier général est à Bruxelles, prendra à sa charge la zone qui va jusqu'à la ligne Portsmouth-Oxford-Manchester; et la llIe flotte attaquera les régions de ouest et du sud-ouest.

12 juillet 1940

Dans une étude sommaire destinée au ührer, le général Alfred Jodl donne son opinion sur l'operation « Otarie». Entre autres commentaires, il dit que les difficultés sont réelles, mais surmontables si l'invasion prelld «l'aspect de la traversée en force d'un cours d'eau sur un large front..,». Il ajoute que, dans cette opération, l'aviation devrait jouer un rôle analogue à celui de l'artillerie et, de toute façon, éliminer la Royal Air Force avant le débarquement des troupes allemandes sur les côtes anglaises.

11 juillet 1940

Formation du premier « gouvernement de Vichy». Pierre Laval evient vice-président du Conseil et successeur désigné du maréchal Pétain.
L'amiral allemand Erich Raeèer cherche à dissuader Hitler d'attaquer la Grande-Bretagne par la mer et, par suite, de déclencher l'opération «Seelôwe» (" Otarie »). A son avis, il ne faut tenter l'invasion de l'Angleterre qu'en dernière extrémité.

10 juillet 1940

P"ar 569 voix contre 80, l'Assemblée nationale française accorde les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

9 juillet 1940

Au large des côtes de Calabre, à ha uteur de Punta Stilo, a lieu le premier affrontement naval important entre une escadre anglaise (1 porteavions, 3 cuimssés, 5 croiseurs légers et 6 contre-torpilleurs), commandée par l'amiral Curmingham, et une escadre italienne (2 cuirassés, 6 croiseurs des contre-tortilleurs), commandée par l'amiraI Campioni. Le combat s'acbève quand le cuirassé Giulio Cesare, bateau amiral italien, est touché par le navire amiral anglais Warspite.
L'amiral Campioni réussit néanmoins à se diriger sur Messine. L'appui des appareils anglais du porte-avions Eagle a été, très efficace, tandis que l'aviation italienne est intervenue sans succès.

8 juillet 1940

Des vedettes lance-torpilles et des avions britanniques causent de graves dommages aux cuirassés françaÏs Richelieu et Jean Bart, respectivement basés à Dakar et Casablanca, et les mettent peur plusieurs mois hors d'état de combattre.
A Londres, le général de Gaulle déplore publiquement l'action britannique et affirme que tous Français en sont douloureusement surpris.

7 juillet 1940

L'amiral français Godfroy et l'amiraI anglais Cunningham s'entendent pour neutraliser les navires français ancrés dans le port d'Alexandrie sans recourir à la force. Le triste épisode de Mers el-Kébir ne se renouvellera pas.

6 juillet 1940

Hitler propose la paix à l'Angleterre et lui offre sa collaboration pour le partage du monde.

5 juillet 1940

A la suite de l'attaque anglaise à Mers el-Kébir, la France de Vichy rompt ses relations diplomatiques avec l'Angleterre. L'opération « Catapult» provoque de violentes protestations, même de la part des Français qui vivent en Grande-Bretagne. Une action de représailles des a lIons torpilleurs français contre Gibraltar cause peu de dommages. Ce sera le seul acte d'hostilité de la marine française pour répondre a l'attaque de Mers el-Kébir. En effet, l'amiral Darlan, ministre de la Marine de Vichy, a décidé qu'on ne 1 ferait feu sur les bateaux anglais que s'ils s'approchaient à moins de 20 milles des côtes françaises.

4 juillet 1940

Dans la soirée, les 7 navires français quj ont réussi à rompre llencerclement des Britanniques à Mers el-Kébir arrivent dans le port de Toulon.
Après avoir accompli sa mission, la force H du viceamiral Sormerville regagne Gibraltar.

3 juillet 1940

Les navires de guerre français qui sont au mouillage dans les ports de Plymouth, Portsmouth et Southampton sont saisis par les Anglais. Dans le port de Mers el-Kébir, près d'Oran, une escadre britannique commandée par le vice-amiral Somerville bombarde les bâtiments français qui y avaient trouvé refuge après la sIgnature de l'armistice: c'est l'opération « Catapult ». Le croiseur Dunkerque, les cuirassés Bordeaux et Provence, ainsi qu'un contre-torpilleur, sont endommagés. Au coursde l'action, 1300 marins français sont tués. Le Strasbourg, autre cuirassé de l'escadre, le porteavions Commandant Teste et· 5 autres contre-torpilleurs réussissent à échapper à l'encerclement des Britanniques.
En Afrique orientale italienne, les forces anglaises attaquent la garoison de Métetemma. L'aviation italienne bombarde de nouveau avec scccès la base aéronavale d'Aden.

2 juillet 1940

Le gouvernement français du maréchal Pétain quitte :Bordeaux pour s'installer à Vichy.

1er juillet 1940

Le général Graziani est nommé commandant en chef des forces armées italiennes en Afrique du Nord et gouvernement de Libye.
En Afrique orientale, des avions italiens effectuent des raids de bombardement de nuit sur la gare d'Etteb. En mer Rouge, ils attaquent les bases aéronavales de Pott-Soudan et d'Aden.
Une note de l'Oberkommando de la Wehrrnacht à ses unités subordonnées paJle pour la première fois de l'opération «Seelôwe», (" Otarie »), nom de code d'un éventuel débarquement en Angleterre.

30 juin 1940

Les Allemands occupent les îles anglaises de la Manche.
Du début du mois de juin à ce jour, une douzaine de cargos chargés de canons et d'autre matériel de guerre sont partis des États-Unis à destination de la. Grande-Bretagne.

29 juin 1940

Le gouvernement français décide de quitter Bordeaux pour Vichy.

28 juin 1940

Le gouvernement de Londres reconnaît le général de Gaulle comme le chef de la « France libre»,
Après avoir obtenu satisfaction de la Roumanie, sur laquelle les Allemands ont exercé leur pression, les Soviétiques occupent la Bessarabie et le nord de la Bucovine.
Le maréchal italien ltalo Balbo, gouverneur de Libye, trouve la mort dans le ciel de Tobrouk. L'avion dans lequel il rentrait d'une reconnaissance est abattu par erreur par la D. C. A. italienne.

27 juin 1940

Le gouvernement de Londres prend des mesures pour empêcher les navires de guerre français de regagner leurs ports de la métropole.

26 juin 1940

L'Union soviétique eJ{ige de la Rounanie qulelle lui cède la Bessarabie et le nord de la Bucovine (elle vient d'occuper tout récemm€nt l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie). Hitler intervient auprès du gouvernement l roumain pour qu'il donne satisfatlon aux Soviétiques.
La Turq11ie se déclare non-belligérante.

25 juin 1940

1 h 35 : l'armistice entre en vigueur et tous les combats cessent sur le sol français. Pendant cette très courte campagne, la France a eu 92000 tués, 250000 blessés et 1 500000 prisonniers; de leur côté, les Anglais déplorent 3500 tués et 14 000 blessés; les Belges, 7500 tués et 16000 blessés; et les Hollandais, 2900 tués et 7000 b1essés. Les pertes allemandes se monte nt à 27000 morts, 18000 disparus et 111000 blesses.
A lé Chambre des communes, la France, critique le gouvemement Pétain et affirme que, pour sauver en même temps l'honneur de la France et du mondel l'Angleterre doit se sauver elle-même. Pétain réplique que la France n'a pas à recevoir de leçon d'un ministre étranger et que Churchill ne peut être juge de l'honneur français. Et il l' ajoute : « L'honneur est sauf! Nous devons maintenant consacrer nos efforts à l'avenir. Un nouvel ordre s'annonce. »

24 juin 1940

19 h 15 : à la villa Olgiata, près de Rome, le général Huntziger pour la France et le général Badoglio pour l'Italie sinent l'armistice.
Après s'être emparés d'Angoulême et de Saint-Etienne, les Allemands occupent maintenant le territoire au nord et à l'ouest de la ligne Genève-Dole-Tours-Mont-de-Marsan-frontière espagnole. La Manche et toute la côte atlantique sont entre leurs mains et constituent une défense éloignée pour Leurs opérations dans l'Atlantique et leur imminente campagne contre l'Angleterre .

23 juin 1940

Parlan à la radio de Londles, le général de Gaulle propose la constitution d'un comité natjonal français.
La délégation française chargée de conclure l'armistice avec l'Italie part pour Rome.

22 juin 1940

18 IB h 30 gérléral Huntziger, président de la délégation française, et le général Keitel, chef d'étatmajor général de la Wehrmacht, signent l'armistice.
Entre Epinal et Belfort, à faible distance de la frontière suisse, les 1 Ille, Ve et VIlle armées françaises sont prises au piège et se rendent.
Des éléments de la Ire armee L italienne occupent Menton.

21 juin 1940

15 h 30 : à Rethondes, en forêt de Compiègne, défis le wagon même où a été signée la reddition de t l'Allemagne le Il novembre 1918, Hitler reçoit les pléni potentiaires français. C'est le général Keitel, chef d'état-major général de la Wehrmacht, qui Iit le document accusant la France d'être l'agresseur. Le texte des conditions d'armistice est ensuite remis aux Français. Il ne pourra pas être discuté, mais seuteillent faire l'objet d'explications et dléclaircis sernents.
20 h 30 : le général Huntziger obtient l'autorisation de téléphoner au général Weygand, commandant en chef des forces armées françalses, pour lui rendre compte des s dures condition.s dictees par les Allemands: les trois quarts du territoire national seront occupés par l'envahisseur; les prisonniers ne seront pas rendus; les frais ri' occupation sont à la discrétion du vainqueur et l'é1It11ée sera réduite à 100000 hommes.

20 juin 1940

Partant de L'Yon, que les troupes ge allemandes ont occupé dans la sa matinée, quelques
éléments blindés se dirigent vers les Alpes occidentales pour prêter main-forte aux Ita- s' liens, qui viennent d'y déclencher leur offensive. Malgré l'avis contraire du haut commandement et s la difficulté de passer rapidement d'une stratégie défensive, décidée à la veille de la déclaration de guerre, c a veIlle de la déclaration de guerre, à une stratégie offensive, le 17 juin, Mussolini avait déjà donné l'ordre d'attaquer sur la frontière française.
Les Français suivent le conseil du gouvernement allemand et demandent également un armistice à l'Italie.
Paul Baudouin, ministIe français des Affaires étrangères,. envoie à José Felix de Lequericél, ambasdeur d'lspagne en France, les noms des plénipotentiaires français désignés pour signer l'armistice avec les Allemands. La. délégation aura à sa tête le général Charles Huntziger et sera composée de l'ambassadeur de France Léoll Noël, du ministre plénipotentiaire Rochard, de l'amiral Le Luc, du général Parisot et du général Bergeret. Elle n'a qu'une seule consigne : rompre immédiatement les négociations si les Allemands demandent qu'on leur livre la flotte. A 14 heures, le délégués français partent pour la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne.
Les autorités allemandes imposent à la France d'importantes mesures inancières. L'une d'en~~s !tend a u territoire français la mise en place de ReiclJskreditkassen, insituts d'émission créés en temps de guerre pour les troupes allemandes des régions occupées. Ces nouveaux organismes pourront émettre des billets de banque ayant cours légal dans le pays au même titre que le franc. Une autre mesure de caractère économique et financier, imposée presque en même temps que la première et appelée Devisenschutzkommandos, consiste à geler immédiatement tous les comptes bancaIres étrangers et à bloquer bancaires étrangers et à bloque l'épargne des citoyens français.

10 juin 1940

Brest et Nantes tombent aux mains des Allemands. Après une vaillante défense des élèves-officiers de l'Ecale de cavalerie, Saumur tombe aussi. Les bateaux français qui étaient au mouillage dans les ports de la Manche vont se mettre en sûreté en Angleterre ou €n Afrique a du Nord. Faisant preuve d'extraordinaires qualités de marin, le capi- s taine de vaisseau Ronarch réussit à 1 faire sortir du bassin de carénage de Saint-Néllaire le cuirassé Jean Bart, en cours d'armement, et à tr lui faire rejoindre Casablanca sans la encombre.
Le gouvernement allemand se la déclare prêt à faire connaître ses à conditions pour l'arrêt des hostlités et demande qu'on lui envoie des plénipotentiaires. Il suggère au gouvernement français d'engager se avec l'Italie des négociations analogues.
A la radio de Londres, le général de Gaulle parle de nouve.au aux d Français. Cette fois, ses propos ont Jj un caractère politique et marquent d sa rupture définitive avec le gouvernement Pétain.

18 juin 1940

Les Allemands s'emparent de Caen, de Cherbourg, de Rennes, de Briare, du Mans, de Nevers et de Colmar.
A Munich, Hitler et Mussolini se rencontrent à nouveau pour définir une conduite commune à l'égard de la France.
o Paul Baudouin, ministre français des Affaires étrangères, et l'amiral, Darlan, ministre de la Marine, assurent le chargé d'affaires américain et Sir Ronald Cambell, ambassadeur de Grande-Bretagne à Paris, que la flotte française sera évacuée ou se sabordera plutôt que de tom- . ber aux mains de l'ennemi.
o 18 heures : à la radio de : Londres, le général de Gaulle lance son premier appel à la nation française : La guerre n'est pas du tout terminée, dit-il avec conviction, . parce que c'est une guerre mondiale dont la bataille de France n' est qu'un épisode. Il invite ensuite tous les Français qui vivent en· Angleterre à prendre contact avec lui pour continuer la lutte. Cet appel . soulève pas d'enthousiasme particulier.
La Royal Air Force bombarde Hambourg et Brême.

17 juin 1940

A midi, le maréchal Pétain, nouveau président du Conseil français, s'adresse par radio à la nation pour lui annoncer que des pourparlers d'armistice sont en cours.
o Churchill s'adresse aux Anglais pour leur faire part de la démarch€ française. Il affjrme qu'après la . bataille de France il y aura certainement la bataille d'Angleterre. Mais les Allemands ne sont pas prêts. Le quartier général envoie au coIIimandement de la Kriegsmarine la note suivante : «A ce jour, le Führer n'a pas encore manifesté l'intention le procéder à un débarquement en Angleterre, parce qu'il se rmd parfaitement compte des diffjcultés que présenterait une telle opérarion. C'est pourquoi le commandement suprême des forces armées n'a effectué, pour l'instant, aucun travail préparatoire relatif à ce débarquement. »
Les blindés de Guderian sont à Pontarlier, non loill de la frontière Suisse.
La rapidité de la victoire allemande et la demande française d'armistice qui l'a suivie obligent Hitler à donner de nouvelles instructions à ses collaborateurs les plus directs, le général Keitel, commandant en chef des forces armées, et le général Jodl,chef du bureau Opérations du comandement suprême de la Wehrmacht. En effet, le jeu politique devient plus subtil et le rôle
des armées plus déljcat. Il s'agit avant tout de détacher complètement la France de l'Angleterre, parce qu'un éventuel transfert du gouvernement français en Afrique du Nord serait névitablement lln appoint psychclogique et politiqu€ (et aussi militaire) pour la Grallde-Bretagne et déclencherait la guerre en Méditerranée. Hitler tire six conclusions de la situation présente : La France doit survivre en tant que puissance souveraine. C'est la d seule façon, pour les Allemands, d'être certains que son empire coloniaI ne passera pas du côté des se Anglais.
'l? Pour permettre a la FIance de survivre, il faut lui laisser un territoire où elle exercera sa souveraineté. Il ne serait donc pas opportun d' occuper son territoire en totalité. : 3° L'armée française devra être rassemblée dans la zone libre, où elle sera démobilisée. Un certain effectif lui sera laissé pour le maintien t de l'ordre public.
4° La flotte française sera neutral sée. Il faudra éviter d'en demander la livraison à la Kriegsmarine, car, selon toute probabilité, elle se retireralt outre-mer ou en Angleterre.
5° Les questions territoriales seront réglées au moment des négociations pour le traité de paix. 6° Les demandes concernant l'empire colonial français pourront être formulées en un second temps. Les presenter dès maintenant conduirait probalement l'Angleterre à annexer les colonies françaises.

15 juin 1940

Au cours de la réunion du Conseil blii des ministres français, le maréchal Pétain reparle d'armistice et menace de démissionner si les membres du cabinet s'y opposent. Malgré leurs engagements antérieurs envers les Anglais, les autorités françaises leur font part de leur intention de traiter avec les Allemands. La réponse de Churchill est la suivante : «A condition que la flotte française rejoigne immédiatement 1 les ports britanniques pendant les négociations, le gouvernement de Sa Majesté donne son plein consenteillent au gouvernement français pour qu'il engage des pourparlers d'armistice. »
De Gaulle, qui se trouve à Lonires depuis la veille, téléphone à Paul Reynaud le texte d'une offre d'« union franco-britannique», élaboré depuis déjà quelque temps. En substance, il s'agit de la fusion des deux États. Reynaud est personnellement favorable à ce projet, mais l'idée est mal accueillie au Conseil des ministres. Reynaud donne sa dE iémission. Pétain constitue aussitôt A' un nouveau cabinet et, à 23 heures charge son ministre des Affaires c étrangères Paul Baudouin de pressentir les Allemands et les Italiens.
A minuit, par le canal de l'ambas- e sadeur d'Espagne à Paris, le gouvernement français présente officiellement sa demande d'armistice.
Après la conquête de Dijon, les blindés de Guderian arrivent sur la Saône et se dirigent directement ] sur Besançon et Pontarlier. La ligne e1 Maginot est ainsi contournée, tandis que le groupe d'armées C traverse le Rhin près de Colmar.
Au cours de la nuit, un bateau britannique quitte la France après avoir embarqué l'eau lourde commandée le 21 mars à la Norvège.

14 juin 1940

Après une série de bombardements sur des objectifs industriels de la banlieue, Paris, déclaré ville a ouverte, est occupé par les Allemands. A la tour Eiffel, les soldats du Reich amènent le drapeau tricolore, tandis que les stations de radio émettent déjà en langue allemande. C'est le début de l'occupation de Paris.
Le gouvernement français quitte Tours pour Bordeaux.
La VIle armée française l'armée de Paris se replient sur la Loire. Au sud de Sarrebruck, la ligne Maginot est enfoncée par le groupe d'armées C. Pendant ce temps, le commandement suprême allemand envoie de nouvelles directives à ses troupes pour leur prochaine manœuvre en territoire français. Le 14e corps blindé devra se porter sur la Loire, en direction du sud-ouest, afin de couper la retraite des forces françaises qui se replient sur Bordeaux; le 16e corper la retraite des forces françaises qui se replient sur Bordeaux; le 16e corps blindé se dirigera au sud-est, vers Dijon et Lyon, pour prendre à revers les défenses des Alpes et faciliter ainsi aux Italiens le passage des cols; enfin, les 39e et 41 e corps blindés de Guderian progresseront vers l'est, en direction du plateau de Langres et de la 1 Suisse, pour coupeJ la retraite aux troupes de la ligne Maginot.
Des troupes espagnoles occupent la zone internationale de Tanger.

13 juin 1940

Le Premier ministre anglais ChurchilI rencontre pour la dernière fois le président du Conseil françaIs Paul Reynaud, partisan de la résistance à outrance à l'envahisseur allemand. Par un message à Roosevelt, Reynaud sollicite l'aide des Etats-Unis. Il demande au président américain de « jeter dans la balance le poids de la puissance américaine afin de sauver la France, sentinelle avancée de la démocratie ».
Le Eastern Prince, premier cargo c transportant des armes en Angleterre, quitte les États-Unis.
L'Espagne, qui était restée neutre jusqu'à ce jour, se déclare non-belligérante.

12 juin 1940

A Briare, la réunion du Conseil suprême interallié continue.
Dans la matinée, Guderian traverse les hauteurs de Champagne , et lance le 39e corps blindé sur Châlons-sur-Marne, qui tombe sans opposer de résistance.
Le général Weygand signe l'ordre de retraite générale. Au Conseil des ministres français, qui se tient près de Tours, il estime, eIl . qualité de commandant en chef de l'armée, qu'il est nécessaire de 1 demander un armistice. Le maréchal Pétain est du même avis. Mais Paul comme chef du gouvernement, repousse énergiquement cette proposition.
Au sud de la Crète, le sousmarin italjen Bagnolini coule le croiseur britannique Calypso.

11 juin 1940

Le général Alexandros Papagos, chef d'état-major de l'armée grecque, assure que son gouvernement a étudié attentivement les déclarations de Mussolini et annonce qu'il fera respecter, si besoin par les armes, la neutralité de son pays.
L'aviation italienne fait huit 1 ncurSlons sur Malte.
o Le général Hering, gouverneur militaire de Paris, annonce que la capitale a été déclarée ville ouverte. La décision a été prise par le généraI Weygand, qui considère inutile de défendre militairement une ville entourée par l'ennemi à l'est et à l'ouest. De leur côté, les Allemands ont savoir qu'ils ne reconnaîtront à Paris le statut de ville ouverte que si toute résistance militaire française cesse au nord d'une ligne a passant par Saint-Germain, Versailles, Juvisy, Saint-Mauf, Meaux. Les Français acceptent cette condition. A la nouvelle que leur ville sera épargnée, les Parisiens se sentent soulagés.
Le Conseil suprême interallié se réunit à Briare. Entre autres personchilI et Eden y participent. Les Français demandent avec insistance que l l'aviation anglaise intervienne à leur profit, mais Churchill, craignant une offensive de La Luftwaffe sur l'Angleterre, refuse.
La progression des armées a11emandes se poursuit vers le centre de la France. Reims est tombé aux mains de l'ennemi.
La situation de l'armée française 1 est la suivante : des 30 divisions qui existent encore sur le papier, 11 ne possèdent plus que 50 % de leurs effectifs, 13 sont réduites à ; 25 % et les autres ne sont que des . « débris».
Premières attaques en Afrique. L'aviation italienne bombarde Port - Soudan et Aden; l'aviation anglaise effectue des raids sur l'Érythrée.

10 - 11 juin 1940

Pendant la nuit, des avions italiens fe décollent de Sicile et lancent leurs premières bombes sur Malte.

10 juin 1940

Les Allemands traversent la Seine, tandis que l'armée française se retire en désordre sur la Loire. Le général Weygand admet officiellement que le front s'est effondré. Le gouvernement français quitte Paris pour Tours. De source officielle, on annonce que l'Italie est sur le point de déclarer la guerre à la France et à la Grande-Bretagne.
16 h 30 : le comte Galeazzo 1 Ciano, ministre italien des Affaires . étrangères, reçoit l'ambassadeur de France au Palais Chigi et lut communique que «l'Italie se considéfera en état de guerre avec la France à partir de demain, 11 juin».
16 h 45 : le ministre italien des Affaires étrangères remet une déclaration de guerre analogue à l'ambassadeur de Grande-Bretagne.
Les discussions se poursuivent dans les hautes sphères politiques et militaires françaises. Weygand, le commandant en chef, considère comme imminente la défaite de ses troupes et propose de se rendre . Paul Reynaud pense, au contraire, à une ultime résistancp en Bretagne.

jeudi 7 décembre 2006

9 juin 1940

Les dernières troupes alliées abandonnent la Norvège. Un armistice préliminaire entre les Allemands et les autorités norvégiennes qui sont 1 restées dans leur pays entre en vigueur.
Les Allemands occupent Dieppe, Rouen, Compiègne, et atteignent la Seine et la Marne. Pour les Français, la bataille de la Somme s'est transformée en déroute. L'aile gauche de la Xe armée française, demeuree complètement isolée, se replie sur Saint-Valery-en-Caux pour tenter de 1 rejoindre la mer. Pendant ce temps, de les troupes aIlemandes franchissent la Marne. Le général Weygard avertit le président du Conseil, Paul Reynaud, que les lignes de résistance peuvent céder définitivement l'un moment à l'autre. L'armée françalse est pratiquement en déroute.
La gépéral de Gaull sous-secrétaIre d'Etat à la Guerre, fait une rapIde visite à Londres pour examiner la situation avec les Anglais.

8 juin 1940

Au large de Narvik, les croiseurs de bataille Gneisenau et Scharnhorst coulent le porte-avions britannique Glorious et ses deux contre-torpilleurs d'escorte.

7 juin 1940

Le roi Haakon VII de Norvege et son gouvernement quittent Tromso à bord du croiseur Devonshire afin de gagner Londres.
Les Allemands occupent Montdidier et Noyon, ainsi que Forges-les-Eaux, à 60 km au sud de la Somme et à une quarantaine de kilomètres L de Rouen. Arriver à la Seine n'est plus qu'une question de temps.

6 juin 1940

Sur la basse Somme, entre la côte et Amiens, le I5e corps blindé du généraI Hoth réalise une percee dans le dispositif de la Xe armée françalse. En revanche, entre Amiens et Péronne, la VIle armée française , résiste bien aux attaques des 14e et 16e corps blindés de von Kleist. Plus à J'est, l'infanterie de la IXe arfiée allemande réussit à faire une brèche dans le dispositif de la VIe armée française, mais est repoussée devant le Chemin des Dames. Néanmoins, les Français doivent se replier sur la rive gauche de l'Aisne. De leur côté, les 39e et 41 e corps blindés du Panzergruppe de Guderian avancent vers le sudest en direction de Châlons-surMarne et de Langres, c'est-à-dire vers la frontière suisse, afin de prendre à revers la ligne Maginot et les armées françaises déployées à l'est (précisément la Ille armée, la Ve armée et la VII armée).

5 juin 1940

La « Bataille de France» commence par un violent bombardement aérien et un feu continu d'artillerie lourde sur la Somme et sur l'Aisne, ainsi que sur les arrières des armées françaises déployées entre Abbeville et la ligne Maginot. Le géneral Weygand adresse à ses divisions un appel affligé: « Puisse la pensée des souffrances de notre pays insuffler en vous la ferme résolution de résistet. Le destin de la nation et l'avenir de vos enfants dépendent de votre détermination. » L'ordre est donné à toutes les unités de défendre leurs positions sans esprit de recul.
Le général de Gaulle est nommé sous-secrétaire d'État à la Guerre.

4 juin 1940

A 3 h 40, le contre-torpilleur Shikari lève l'ancre. C'est le dernier bateau qui quitte Dunkerque. Il transporte des troupes françaises. A l'aube, les Allemands arrivent sur la plage. Entre le 27 mai et les premières heures du 4 juin, 338226 hommes, dont environ 120000 soldats fran- e çais, ont quitté la France. L'opérae tion était dirigée par le commandant du département maritime de Douvres, l'amiral Bertram Home Ramsay, qui avait réquisitionné toutes les embarcations disponibles, y compris les yachts privés, grands ou petits. Ainsi, le nombre de 7 669 hommes embarqués le premier jour de l'opération «Dynamo» passe a 17804 soldats de la B. E. F. le 28 mai, à 47310 le 29, pour atteindre 120927 entre le 30 et le 31 mai. Pour la seule journée du 1er juin, ce nombre s'éJève à 64229 et enfin à 54000 pour la nuit du 3 au 4 juin.
Au cours de ce sauvetage grandiose et désespéré, les Alliés ont perdu environ 200 embarcations de toutes tailles, 177 avions, dont 40 % de bombardiers, contre 140 appareils pour la Luftwaffe, Appliquant un juste principe militaire selon lequel le persomel doit être sauvé avant le matériel, les Anglais ont abandonné sui le sol français 2000 canons, 60000 véhicules automobiles, 76000 t de munitions et 600000 t de carburant et de ravitaillement. L'Angleterre est pratiquement désarmée. Après llévacuation de Dunkerque, il ne lui reste plus, sur le sol métropolitain, que 500 pièces d'artillerie disponibles, en comptant celles qu'on a retirées des musées.
Parlant à la Chambre des comffillnes, le Premier ministre Winston Churchill déclare que si l'Angleterre venait à être occupée par les Allemands, elle continuerait la gueue à partir des territoires de l'Empire.

3 juin 1940

Les Allemands font un effort décitic sif contre le périmètre défensif de d Dunkerque. Les arrière-gardes françaises doivent se replier sur une s ligne située à un peu moins de 3 km de l'extrémité de la jetée est de Dunkerque. Mais la résistance ne pourra pas durer bien longtemps.

2 juin 1940

Mussolini répond à Hitler qu'il accepte de retarder au 10 juin à min nit l'entrée en guerre de l'Italie.
Pendant la nuit, l' opération « Dynamo» s'achève. Les 4000 derniers soldats britanniques quittent E le sol de France.

1er juin 1940

Lord Cork and Orrery, amiral britannique commandant la force combinée alliée en Norvège, infonne le roi Haakon que ses troupes sont contraintes de se retirer. On tombe d'accord pour retarder l'opération de 24 heures.
D L'artillerie allemande soumet le littoral de Dunkerque à un feu intense, tandis que la Luftwaffe lance son attaque la plus violente depuis le début du rembarquement. En quelques heures, 1 contre-torpilleur français, 3 contre-torpilleur français, 3 contre-torpilleurs anglais, 2 ferry-boats, 1 dragueur de mInes et 1 canonniere sont coulés. La ligne de défense anglaise est enfoncée à Bergues, à quelques kilomètres de Dunkerque, et les arrièregardes britanniques devront nécessairement se replier sur la côte. A la suite de l'offensive allemande, l'Amirauté décide de suspendre momentanément les opérations d'embarquement pour l'Angleterre. Néanmoins, avant que l'ordre ne soit appliqué, 64229 hommes ont déjà réussi à quitter la plage de Dunkerque.
o Hitler demande à Mussolini de retarder de quelques jours la date de J'entrée en guerre de l'Italie, que le Duce avait fixée au 5 juin. De son côté, Mussolini répond au dernier le 31 mai et déclare qu'il ne peut lccepter l'invitation du président des Etats-Unis a ne pas entrer dans le conflit.

31 mai 1940

A Dunkerque, 68 104 soldats alliés réussissent à embarquer. Par ailleurs, l'Amirauté décide de retirer de l'opération tous les contre-torpil leurs modernes, car elle ne peut plus se permettre de perdre d'autres bâtiments de ce type. Le général Gort, commandant la B, E, F " et sir Francis Brooke, commandant le 2e corps britannique, : embarquent pour Douvres. Les troupes anglaises qui se trouvent encore en France passent sous les ordres du général Alexander.
Churchill arrive à Paris avec trois de ses collaborateurs les plus proches : Clement Attlee, lord du
Sceau prÏvé, sir John DilI, adjoint au chef d'état-major général impérial, Hastings Ismay, chef d'état-major.
Nouvelle intervention de RooseveIt auprès du gouvernement italien. Le président américain fait savoir à Mussolini que l'entrée en guerre de l'Italie contre la France et l'Angletrre amènera le gouvernement des États-Unis à aider davanlage les Alliés occidentaux.

30 mai 1940

A Dunkerque, l'évacuation des troupes alliées se poursuit, tandis que l'artillerie anglase tire ses dernières munitions pour tenu en respeet les troupes allemandes qui avancent. La Luftwaffe coule 3 conte-torpilleurs et en endommage 6 autres. Elle coule également de nombreux bateaux de peche et un certain nombre de cargos employés avec les navires de guerre pour amener les Alliés sur le sol anglais.
Mussolini fixe au 5 juin l'entrée en guerre de e l'Italie.

29 mai 1940

Les Allemands s'emparent d'YPJes, d'Ostende et de Lille.
A Rome, dans la matinée, le commandement suprême est constitué. Mussolini en prend la tête.
Sous les attaques continuells de la Luftwaffe, d'ailleurs très bien contenues par l'aviation anglaise, l'évacuation de Dunkerque se poursuit. 47310 hommes réussissent à traverser la Manche.
Hitler informe ses commandants f de groupes d'années réunis à Cambrai qu'il a décidé de «rassembler immédiatement les forces blindées nécessaires à une action vers le sud, afin de régler ses comptes avec l'armée française». 10 Panzerdivisioonen sont réorganisées en 5 Panzerkorps, dont 3 sont confiés au général von Bock, commandant le groupe d'armées B, et 2 à von Rundstedt, qui commande le groupe d'arfiées A. Von Bock déplace sur la Somme ses IVe, VIe et IXe armées, pour leur faire prendre position au côté c;]es Ile, XIIe et XVIe armées de von Rundstedt, déjà installées sur l'Aisne et l'Ailette.
De son côté, le général Weygand, commandant en chef des forces armées françaises, a l'intention de contre-attaquer précisément à partir du sud du couloir dans lequel se le sont engagées les divisions blindées aile allemandes, région où setrollve cocentré le gros des forces françaisesIl oppose donc aux Panzerkorp5 les t grandes unités suivantes : sur la gauche de son dispositif, les Xe, VIle et VIe armées; au centre, la IVe et la ]]e armées; et, sur la droite, les e Ille, Ve et VIlle armées. Vers minuit, la plus grande partie du corps expéditionnaire anglais et presque la moitié de la Ire armée la française sont en vue de la mer aux de environs de Dunkerque.

28 mai 1940

(1 h 30 : sans consulter es Alliés, Léopold III signe la capitulation de son pays. Le gouvernement le désapprouve, mais, objectivement, il n'y a plus d'armée belge.
La fin de la Belgique convainc Mussolini qu'il est temps pour l'Italie d'entrer dans la guerre.
Les armées françaises reculent Sllf tous les fronts. A Dunkerque, environ 350000 soldats attendent sur les plages le salut qui viendra :le la mer. Ce jour-là, 17804 homnes s'embarquent pour l'Angleterre. Mais la situation est très grave. La ville et les quais sont soumis à l'intenses bombardements aériens, andis que les bateaux anglais qui éussissent à quitter le port doivent éviter le feu des batteries allemandes installées à Calais et les attaques des U-Boote qui viennent de la mer du Nord.

27 mai 1940

Devant les attaques répétées de la IOe division blindée allemande, Calais capitule.
A Dunkerque commence l'évacuation du corps expéditionnaire britannique (opération « Dynamo »). Intervention massive de la R.A.F.
Le président Roosevelt offre sa mdiation à l'Italie, à la France et l'Angleterre, et leur propose d'engager des pourparlers afin d'éviter a l'Italie d'entrer en guerre.
17 heures : le roi des Belges Léopold III envoie un parlementaire au quartier général allemand. C'est le premier acte de la capitulation belge.
22 heures : les Allemands font savoir à l'envoyé du roi que le Führer exige une reddition sans condition.

26 mai 1940

Le commandement belge informe ses alliés que la situation de son armee est critique. De son côte, le gouvernement belge prie le roi Léopold de quitter son pays, comme l'ont déjà fait la reine de Hollande et fa grande-duchesse de Luxembourg. Léopold III refuse.

25 mai 1940

Les Allemands s'emparent de Boulogne. Les Alliés se replient sur Dunkerque.
Le front belge s' effondre entre Geluwe et la Lys.

24 mai 1940

La 2e division blindée allemande investit Boulogne; la l0e division attaque Calais.

23 mai 1940

Le général von Rundstedt, commandant le groupe d'armées A, donne l''ordre à ses unités blindées de s'arrêter pour se regrouper.

22 mai 1940

l Le Parlement britannique vote l'Emergency Powers Act, qui donne pleins pouvoirs à l'exécutif.
Les divisions blindées allemandes, qui ont atteint la mer à l Noyelles le 20 mai, se dirigent fran- chement vers le nord, en particulier la 2e, qui avance sur Boulogne, et la 1re, qui progresse vers Calais. Au château de Vincennes, le , général Weygand, nouveau commandant en chef des forces armées françaises, expose au président du c Conseil Paul Reynaud et au Premier c ministre britannique Churchill un plan destiné uniquement à éviter la défaite, puisque les Anglais de la B.E.F. sont en train de se replier de l'Escaut à la frontière française et que les Français n'ont pas su s'opposer à l'envahisseur avec efficacité et _ et ont même été bousculés. D'après ce plan, les Belges se replieraient 2 sur l'Yser, tandis que les Anglais et la 1re armée française contre-atta - queraient en force en direction du sud-ouest. En même temps, les armées venant du sud franchiraient la Somme, puis, par une attaque l vers le nord, feraient leur jonction avec les forces alliées dans ce sec- l teur. Le général Weygand pense que :ette triple manœuvr€ devrait permettre de briser le coin formé par les divisions blindées allemandes. ' De son côté, la R.A.F. fournirait tout ( l'appui aérien nécessaire.
Le plan Weygand obtient l'agrément Cl des hommes politiques. Malheureusement, malgré l'arrêt imprévu de la progression allemande entre le 23 et le 25 mai, aucune des manœuvres prévues ne pourra se réaliser. En tout premier lieu, les Belges ne sont absolument sont absolument sont al sont absolument pas disIJosés à se l': replier plus à l'ouest de la Lys. En second lieu, bien loin de pouvoir attaquer à partir d'Arras en direction du sud, les 9 divisions britanniques du général Gort éviteront de justesse l'encerclement en évacuant la ville dans la nuit du 23 au 24. L'attaque alliée a partir du nord sera donc reportée au 26 mai. Mais, le soir du 25, le général Gort devra lancer sur Ypres deux des divisions destinées à l'offensive afin de colmater une brèche dans le dispositif allié à l'endroit précis ou les lignes de défense anglaises et belges auraient dû se souder. Enfin, il n'y a aucune coordination sérieuse entre les Français et les Anglais.

21 mai 1940

Les forces blindées anglaises essaIent de couper le couloir aUemand à la hauteur d'Arras, mais, après un bon départ, sont obligées de regagner leurs positions initiales. Deux divisions de la Ire armée française tentent avec le même insuccès une manœuvre analogue en direction de Cambrai.
Le grand amiral Erich Raeder, COffimandant en chef de la Kriegsmarine, attire l'attention du Führer sur la nécessité de préparer, pour toute d éventualité, un plan d'invasion de la Grande-Bretagne par mer.

mercredi 6 décembre 2006

20 mai 1940

Rommel atteint son objectif et occupe les hauteurs autour d'Arras. 9 heures : la l'e division blindée, avec Guderian en premier échelon, occupe Amiens.
19 heures : la 2e division blindée de Guderian occupe Abbevill. Une heure plus tard, J'un de ses escadrons atteint la Manche à Noyelles-sur-Mer. D'est en ouest, les chars allemands ont ouver1 dans les lignes alliées lLn couloir d'une trentaine de kilomètres de largeur. Au nord de ce couloir se trouvent la Ire armée française, les 9 divisions du corps expéditionnaire anglais du généraI Gort et l'armée belge; au sud, 4 armées françaises, déployées d'ouest en est : les Xe, VIle VIe et Ile. Après avoir atteint la mer, les Allemands ont pratiquement encerclé 45 divisions alliées dans les Flandres et dans l'extrême nord de la France. Le Führer exulte et déclare que l'armistice sera signé dans la clairière de Rethondes, à dans la clairière de Rethondes, à l'endroit même où fut signé celuj du 11 novembre 191 l: Il novembre 1918, et que la France devra restituer à l'Allemagne « tous les territoires dDnt elle s'est emparée dans cette région depuis quatre cents ans ».

19 mai 1940

Les 9 divisions blindées allemandes qui ont enfoncé le front français entre Namur et Sedan se réorganisent dans les régions de Cambraj et de Péronne.
A Paris, le maréchal Pétain est nommé vice-président du Conseil. Changement au sommet des forces armées françaises : le général Gamelin est remplacé par la généraI Weygand, âgé de soixante-trois ans.
Le général Rommel, qui, la veille, avait reçu l'ordre de s'arrêter pour permettre aux échelons d'attaque de se réorganiser, réussit à convaincre son supérieur direct, le général Hoth, commandant le 15e corps blindé, de laisser à sa 7e division l'occasion d'aller occuper les hauteurs stratégiquement importantes qui dominent Arras.

18 mai 1940

Guderian occupe Sain1-Quentin. Rommel atteint Cambrai. Le général Giraud et les restes de la IXe armée française (l'ancienne armée Corap) entrent dans la petite ville du Cateau, situee à faible distance de Cambrai. Ils sont faits prisonniers par les Allemands qui y étaient arrivés depuis quelques heures. Les Allemands s'emparent également d'Anvers.
Exalté par les succès foudroyants ot répétés des Allemands, Mussolini répond par la négative aux messages que Roosevelt et Churchill lui ()nt envoyés 1es jours précédents.

17 mai 1940

Au lieu de progresser vers Paris, en direction du sud-ouest, Guderian infléchit sa marche vers le nordouest. A midi, ses avant-gardes atteignent l'Oise au sud de Gllis, près de Saint-Quentin. Les contreattaques hardies des 150 chars de la 4e division blindée du colonel de Gaulle (17-19 mai) au nord de Laon sont un succès pour ]es Français, mais ne parviennent pas à arrêter la poussée des blindés de GuderiaIl. A la suite de ces actions, de Gaulle est promu général à titre temporaire.
Des éléments de la VIe armée du general von Reicœnau entrent à Bruxelles. La capitale de la Beliglque est déclarée « ville ouvert".
A Paris, c'est un soupir d A Paris, c'est un soupir de soulagement : la ruée des chars allemands est écartée. Le président du Conseil, Paul Reynaud, rappelle le maréchal Pétain de son ambassade à Madrid et le général Wreygand de son commandement du Levant.