vendredi 2 février 2007

9 novembre 1942

front soviétique. La « Branche armées étrangères est » du service de renseIgnements allemand signale des concentrations de troupes soviétiques dans la zone de Stalingrad et en face de la Ille armée roumaille. Les services allemands ne sont cependant pas en mesure de déterminer si de telles concentrations sont le prélude à une grande offensive générale ou bien seulement à une action loealisee.
Afrique du Nord. Le temps s'améliorant, la VIlle armée britannique reprend sa poursuite des Italo-Allemands. La résistance de ces dernÎers est brisée à Sidi Barrani par la 2e division néo-zélandaise.
runisie. Des troupes allemandes aéroportées atterrissent à l'aéroport d'El Aouïna, près de Tunis, sans rencontrer d'opposition de la part des Français.
Algérie. Le général Anderson prend la tête de la Ire armée britannique et se dépêche d'envoyer des colonnes motorisées vers Tunis et Eizerte pour empêcher que les troupes de l'Axe n'occupent ces deux objectifs. Des sous-marins, des avions opérant en piqué et des avions-torpilleurs italo-allemands, lancés à l'atta que des convois alliés, coulent un transport américain devant Alger et endommagent le cuirassé Massachusetts, 2 croiseurs, 2 contIe-1orpilleurs et d'autres navires. Les forces françaises de Vichy résistent encore à Oran, tandis que les Americains occupent l'aéroport de La Senia.
Maroc. Les troupes du généraI Patton attaquent Port-Lyautey (aujourd'hui Kenitra) et l'aéroport, se heurtant à une résistance française inattendue. La 3e division américain€ retarde sa marche sur Casablanca pour attendre l'équipement lourd et l'artillerie qui doivent encore être débarqués.
Pacifique. Guadalcanal. Le 7e réglment de marines arrive à encercler presque entièrement des détachements ennemis près du torrent Gavaga, et il bloque les tentatives des Japonais pour rompre l'encerclement. Les Américains préparent une nouvelle attaque contre Kolumbona.
Nouvelle-Guinée. 1 régiment et 1 bataillon d'infanterie américains sont aéroportés de Port Moresby à Natunga.

8-9 novembre 1942

France. Convoqué à Munich par Hitler, Pierre Laval accepte d'ouvrir aux avions allemands les aéroports rançais de Tunisie, puis doit consentir à laisser débarqU€f les forces de l'Axe.

8 novembre 1942

Afrique nord-occidentale. Dans la nuit du 7 au 8, le corps expéditionnaire allié parti d'Angleterre et des États-Unis arrive devant Alger, Oran et Casablanca : l'opération « Torch », décidée le 25 juillet, entre dans sa phase d'exécution. Il Y a là 500 navires de guerre et 350 transports divisés en 3 groupes: la Task Force navale de l'Ouest (contre-amiral américain Hewitt), qui débarque ses troupes (commandées par le général américain Patton) au Maroc, à Casablanca; la Task Force navale du Centre (commodore Troubridge, de la Royal Navy), qui débarque ses troupes (commandées par le général américain Fredendall) en Algérie, à Oran; la Task Force navale de l'Est Ccontre-amilal Burrough, de la Royal Navy), qui débarque ses troupes (commandées par le général américain Ryder) à Alger.
La direction generale des forces navales est confiée à l'amiral anglais Cunningham, et c' est Eisenhower qui assure le haut commandement de l'opération.
C'est à 1 heure du matin qu'a lieu le débarquement près d'Alger; il Y a .là 2 régiments américains, 2 brigades britannIques, 2 bataillons de commandos britanniques, plus 1 régiment américain qui, à 5 h 30, pénètre dans le port d'Alger. A 19 heures, la ville capitule. Le groupe du Centre débarque à 1 h 30, près d'Oran, 1 division, 1 division blindée, 1 bataillon de rangers, et 1 bataillon de parachutistes. Tout le contingent est américain. Les unités anglaises Walneyet Hartland sont coulées alors qu'elles tentent de prendre le port sans faire de dégâts.
Le groupe de l'Ouest débarque à 5 heures, près de Casablanca, des troupes amerlcalnes comprenant 1 division et 2 régiments d'infanrerie, 3 divisions blindées et des unités spéciales.
A la suite de l'opération « Torch », le gouvernement de Vichy rompt ses relations diplomatiques avec Washington.
France. 6 h 30 : PrenaIlt conscieJlce de ce qui est en train de se passer sur les côtes africaines, le commandement des U-Boote à Paris ordonne à 15 sous-marins de se rassembler au large des côtes du Maroc pour intercepter les navires alliés de l'opération « Torch », mais lorsque les unités arrivent à l'endroit prévu, convoi est déjà passé.
7 houros : On remet au maréchal P6tuin une lettre personnelle du présidont Roosevelt, lui annonçant la nouvelle du débarquement allié en Afrique du Nord.
Pétain répond immédiatement : « J'ai toujours dit qu'en cas d'attaque nous défendrions notre empire... Nous sommes attaqués, nous nous défendrons. Voilà l'ordre que je donne. )} De fait, en exécution de ses ordres, les troupes françaises commencent par s'opposer au débarquement, notamment au Maroc, ou les combats font 1500 morts. Mais, le 10, après le cessez-Je-feu à Alger, il adressera à Darliln un télégramme secret lui faisant confiance pour négocier avec les Alliés la neutralité de l'Afrique du Nord. Pétain, de toute façon, n'a null€ment l'intentÏon de s'allier aux Anglo-Américains, comme y incline Weygand, appelé à Vichy pour consultation, et que les Allemands arrêteront le 12.

7 novembre 1942

Afrique du Nord. De fortes pluies ru lentissent la poursuite des Bri· n niques dans la zone de Marsa Matrouh. Rommel en profite pour h()II1Hll1lro 1(, pfllH UI'und nombre de divisions possible à la menace d'encerclement.
Italie. Dans la nuit, un nouveau raid aérien très violent de la R. A.F. s ur Gênes fait un grand nombre de victimes et des dégâts énormes. Les bombardiers britanniques touchent aussi la banlieue de Milan, Savone et Cagliari.
Afrique nord-occidentale. Le généraI Giraud, qui s' €st enfui par le sud de la France a bord d'un sousmarIn, rencontre à Gibraltar le généraI Eisenhower. Giraud croit qu'on J'a fait venir pour prendre le commandement des forces alliées qui vont bientôt débarquer en Afrique, mais Eisenhower le détrompe. Le Français s'en va, déçu, mais le lendemain il accepte d'assumer l'administration civile des territoir€s français d'Afrique du Nord qui seront libérés.
Pacifique. Guadalcanal. Des avions 1 basés à Henderson Field attaqueI1t et endommagent devant l'île 2 contm-torpilleurs japonais. Les Américains avancent à l'est du périmètre défensif jusqu'à ] mille du Metapona, sans être inquiétés par l'ennemi.
Chine. Dans le cadre de l'offensive qu'ils comptent lancer au printemps 1943, les Chinois demandent au général américain Wheeler d'exarniner le problème du ravitaillement (vivres et matériel),

6 novembre 1942

Aflique du Nord. C'est sous une forte pluie que le lOe corps britannique talonne les Italo-Allemands en déroute dans la ZOI1€ proche de Marsa Matrouh. A 14 h 35, la division Folgore, partie de Tarquinia (sa base italienne) avec 5000 hommes, ne compte plus que 32 officiers et 262 soldats. Tel est le prix du sacrifice.
Italie. Pendant la I1uit, des bombardiers de la R. A. F. attaquent Gênes, dévastant les quartiers centre-est de la ville et faisant bea liCOU p de vic:; times et de blessés.
Front soviétique. A Stalil1grad, les combats diminuent d'intensité.Dans le Caucase, l'Armée rouge repous se énergiquement i' ennemi, qui tente de s'emparer de la ville d'Ordjonikidze, au sud-ouest de Groznyi.
Pacifique. Guadalcanal. Le 164e régiment d'infanterie américain lIlleint Pointe Kali sans se heurter à l'ennemi. Le débarquement de renforts améri cains dans la baie d'Aola continue.

5 novembre 1942

Afrique du Nord. Le retrait des forces italiennes et de 11 Afrikakorps se poursuit. Les Allemands sauvent se pourSUIt. Les Allemands sauvent 70000 hommes sur les 90000 du corps expéditionnaire. 20 000 Italiens et 10000 Allemands restent aux mains des Alliés. La division Folgore est désormais à bout de résistance. Le 30e corps britannique occupe Fouka, à mi-chemin entre Et Alamein et Marsa Matrouh.
Algérie. A l'issue d'une tournée d'inspection, l'amiral Darlan, commandant en chef de l'armée de Vichy, se rend à Alger au chevet de son fils malade.
Pacifique. Guadalcanal. Un régiment d'infanterie américain pénètre Sur plus de 3 km à l'intérieur, au sud Pofnle Koli, pour tenter d'encercler les forces japonaises concentrées dans la zone.
Madagascar. A 14 heures, les hostiIi tés entre les Britanniques et les forces françaises du gouvernement de Vichy prennent officiellement fin.
Afrique nord-occidentale. Les convois partis d'Angleterre et des Etats-Unis et destin€s à l'opéra· tion « Torch» se rapprochent de leurs objectifs. Le général Eisenhower s'envole pour Gibraltar, où il constitue le commandement allié. C'est l'amiral anglais sir A. B. Cunningham qui dirigera les opérations des forces navales; le général amérlcaln J. H. Doolittle et le maréchal de l'air anglais sir W. L. Welsh, commanderont respectivement les forces aériennes américaines et britanniques; le général K. A. N. Anderson dirigera les opér~~tions des forces terrestres britanniques.

4 novembre 1942

Afrique du Nord. Résistance inu1ile et désespérée des troupes itaHennes : la division blindée Ariete, la Littorio et la division motorisée Trieste sont écrasées. Devant ce d.Ôsastre, Rommel ordonne à nouveau de se replier, en dépit des ordres d'Hitler. Dans la journée cependant, et grâce à l'intervention de Kesselring, commandant du secteur opérationnel sud, Hitler donne à Rommel l'autorisation de se replier.
Le général Alexander envoie au Premier ministre· Churchill un télégramme profondément optimiste dans lequel il se dit persuadé d'avoir gagné la bataille d'El Alamein.
f'ront soviétique. Les combats se poursuivent à Stalingrad; les Russes déclenchent des attaques dans tous les autres secteurs du front pour mieux localiser les points faibles de la ligne allemande.
Pacifique. Guadalcanal. A l'ouest du périmètre défensif, les Américains prennent position à environ 2 km de Pointe Cruz; à l'est, il leur faut repousser de violentes attaques japonaises. Des croiseurs, des contre-torpilleurs et des avions américains attaquent les positions nippanes près de Pointe Kali. Les Américains reçoivent eux aussi des renforts: des détachements du Be régiment de marines débarquent dans la baie d'Aola.
Nouvelle-Guinée. La 16e brigade australienne attaque les positions japonaises près d'Oivi, mais elle est refoulée.
Madagascar. Le gouverneur généraI français renouvelle sa demande d'armistice aux Britanniques et accepte les conditions qu'il avait refusées le 17 septembre.

jeudi 1 février 2007

3 novembre 1942

Afrique du Nord. Les défenses antichars de J'Axe contiennent toujours la pression des blindés alliés. Dans la nuit du 3 au 4, la 51 e division et 1 brigade de la 4e division indienne atteignent la piste Rahman, au sud de Tell el-Akkakir, et enfoncent le dispositif antichar allemand. Durant cette même nuit, d'autre part, Rommel donne l'ordre de repliement. Quelques divisions itaHennes dont la Folgore, composée de parachutistes, se sacrifient pour permettre au gros des troupes de décrocher. La R. A. F. est très active. A 10 h 30, Rommel avait reçu un télégramme d'Hitler qui lui imposait pratiquement de rester sur ses positions. Op pouvait y lire, entre autres : « ... Étant donné la situation dans laquelle vous vous trouvez, il ne faut penser qu'à une seule chose, résister, ne pas reculer d'un pas et engager dans la bataille tous les hommes et toutes les armes encore utilisables... Malgré sa supenorité, l'ennemi doit être lui aussi à bout de forces. Ce ne serait pas la première fois dans l'histoire que la volonté de vaincre l'emporterait sur des bataillons ennemis plus forts. Vous ne pouvez indiquer à vos troupes que deux voies, la victoire ou la mort. »
Yougoslavie. Tito s'empare de Bihac, capitale de la Bosnie, et y crée un Conseil antifascite de libération nationale. Mais il renonce, à la demande de Staline, à former un nouvernement provisoire.
Pacifique. Guadalcanal. Le 5e réglment de marines élimine la poche japonaise à Pointe Cruz. A l'est du périmètre défensif, les Américains doivent par contre reculer. Des renforts leur sont envoyés lorsque arrive au Q. G. J'annonce de débarquements japonais imminents à Pointe KoiL.
Chine. Tchang Kaï-chek promet 15 divisions chinoises qui passeront aux ordres du général Stilwell lors de la reconquête de la Birmanie, en vue de laquelle les Britanniques amassent de nombreuses forces en Inde.

2 novembre 1942

Afrique du Nord. A 1 heure, le 30e corps de la VIlle armée britannique se lance à l'attaque, déclenchant l'opération «Supercharge », qui a pour but d'enfoncer les lignes ennemies. Protégée par un important barrage d' artillerie, la 2e division néo-zélandaise trace un nouveau couloir dans les champs de mines ennemis, ouvrant la route à la ge division blindée, qui établit une tête de pont de l'autre côté d'une piste partant de Sidi Abd el-Rahman en direction du sud. A l'aube, les batteries antichars italo-allemandes font les ravages, détruisant 75 % des chars de la division anglaise, mais sans arriver toutefois à repousser celle-ci de l'autre côté des champs de mines. Le 10e corps envoie ses chars en renfort, tandis que la 1re division blindée anglaise est engagée dans de furieux combats près de Tell eI-Akkakir, à l'ouest de la crête Kidney. Vers le soir, Rommel n'a plus en première ligne que 32 chars. Pacifique. Guadalcanal. Le se réliment de marines encercle les forces japonaises à pointe Cruz. Les Américains reçoivent des vivres, des munitions et 2 batteries de 155 mm, grâce auxquelles ils pourront s' opposer efficacement à l'artillerie japonaise. A l'est du périmètre défensif, un bataillon du 7e régiment de marines dépasse l'embouchure du Metapona et prend position près du village de Tetere. Dans la nuit du 2 au 3, la XVIIe arfiée japonaise débarque du ravitailteillent et 1500 hommes à l'est de Pointe Koli, où est prévue la construction d'un aéroport.
Nouvelle-Guinée. Après 1a longue campagne sur les monts Owen Stanley, la 25e brigade australienne regagne Kokoda et l'aéroport voisin, qlli permettra de ravitailler les troupes du secteur. Les Alliés prennent position partout. MacArthur propose la date du 15 novembre pour déclencher l'attaque contre la tête de pont japonaise de la zone Buna-Gona.

1er novembre 1942

Front soviétique. A Stalingrad, les combats se poursuivent, toujours très sanglants, entre les LXlle et LXIVe armées s()viétiques, d'une part, et la VIe armée et la 4e division blindée allemandes, d' autre part. Le rêve des Allemands d'occuper entièrement la ville commence à s'effondrer devant l'inébranlable résistance russe. Dans le Caucase, l'Arfiée rouge a réussi à bloquer toutes les tentatives du groupe d'armées A pour s'emparer de Groznyi. Les Allemands arrivent cependant à occuper Alagir, au centre du Caucase, Important carrefour routier au sudest de Naltchik.
Pacifique. Guadalcanal. La 1re division de marines lance, comme prévu, son attaque en direction de l'ouest, vers le Poha, fortement appuyée par des avions et par l'artillerie terrestre et navale. Ayant franchi le Matanikau grâce aux passerelles jetées les jours précédents, le 5e régiment de marines arrive tout près de Pointe Cruz, point d'apui japonais. A l'est du périmetre défensif, d'autres détachements marchent vers le Metapona, pour empêcher les débarquements japonais, prévus à Pointe Kali.
Yougoslavie. Tito annonce la formation d'une armée de libération nationale.

31 octobre 1942

Afrique du Nord. Alexander télégraphie à Churchill : «L'ennemi se bat avec la force du désespoir, mais,nous l'assaillons, sans répit, lui infligeant sans pitié des coups très durs. Nous pensons qu'il cédera bientôt... »

30 octobre 1942

Afrique du Nord. La 9" division australienne renouvelle ses attaques dans le secteur côtier; dans la nuit du 30 au 31, elle arrive jusqu'à la mer, pUIS oblique rapidement vers l'ouest, enfermant dans une poche d'énormes forces ennemies. Ces derni ères seront libérées par une attaque des chars d'assaut et se replieront alors à l'ouest, vers la Cyrénalque.
Pacifique. Guadalcanal. Des croiseurs et des contre-torpilleurs américains bombardent les positions japonaises à Pointe Cruz. Les marines se concentrent sur les préparatifs de l'offensive et construisent des ponts de fortune sur le fleuve Matanikau.

29 octobre 1942

Afrique du Nord. Nouvelles contreattaques italo-allemandes dans le secteur nord du 30e corps britannique. Sachant que le gros des forces allemandes est concentré au nord, près de la côte, Montgomery décide près de la côte, Montgomery décide de tenter la percée non en direction de l'ouest, c'est-à-dire le long de la côte, mais en direction du sud, dans le secteur tenu par l'infanterie itaHenne à bout de forces.
Pacifique. Guadalcanal. Étant donné les lourdes pertes subies dans les récents combats, les Japonais amorcent un repli général sur Pointe Kali et Kokumbona. Entretemps, renforcés par 2 bataillons de marInes venus de Tulagi, les Américains jettent des passerelles sur le Matanikau et préparent une offensive prévue le 1 er novembre.
Nouvelle-Guinée. Les Japonais reculent en se défendant sur les monts Owen Stanley.
Iles Aléoutiennes. Les Japonais réoccupent l'île d'Attu.
U. R. S. S. A Pinsk, les Allemands exterminent 16 000 juifs.

28 octobre 1942

Afrique du Nord. Des formations de Iii R. A. F. bombardent longuement les divisions blindées de l'Axe qui tentent de se réorganiser en vue d'une nouvelle contre-attaque. Vers le soir, Rommel peut compter sur 148 chars d'assaut allemands et 187 italiens, aile vraie misère si l'on pense aux: 800 engins blindés dont disposent encore les Anglais. Le Renard du désert use de tous ses talents de tacticien et de stratège, mais il sait que la bataille est perdue. Les attaques continuent sur le front nord, menées par la 9e division australienne, qui se trouve vers le SOIr a proximité de la route côtière, après avoir pénétré en triangle dans les formations ennemies. Rommel accourt dans le secteur avec la 90· division légère et la 21· division blindée allemandes; la division italienne Trieste, jusqu'alors en r€serve, vient occuper le secteur abandonné par la 21 e division. Les Italo-Allemands essaient de se mettre en place pour réattaquer les positions britanniques, mais le pilonnage incessant des avions de la R.A.F. les en empêche. Dans la nuit du 28 au 29, les Anglais attaquent en direction de la mer pour éliminer le saillant que les force5 de l'Axe conservent sur la côte, et aussi pour couper la route et le chemin de fer du littoral. Ils atteignent presque la route, mais leur avance est s1oppée par les défenseurs de la redoute Thompson.

27 octobre 1942

Afrique du Nord. Rommel lance une serIe de contre-attaques contre les lignes britanniques (en particulier contre la l'e division blindée), avec pour unique résultat de voir diminuer le nombre de ses engins , blindés: à la fin de la journée, en effet, 61 chars d'assaut de la ISe division blindée allemande et 56 de la division blindée italienne Littorio seront détruits ou capturés par l'ennemi. Heurts très violents à Tell el Akkakir.
La 7e division blindée anglaise est détachée du 13e corps et envoyée dans le secteur nord du front.

26 octobre 1942

Afrique du Nord. Les combats se poursuivent sur tout le front : les heurts sont particulièrement violents à proximité de la brèche que les Anglais ont ouverte dans les formations ennemies, autour de la crête Kidney. Début de l'attaque de la ge division australienne sur le front nord: la manœuvre oblige Les Allemands à déplacer considérablement leurs réserves vers le nord. L'action anglaise est malgré tout très ralentie, comparée aux jours précédents : Montgomery convoque ses généraux et les exhorte à reprendre l'offensive avec la même détermination que dans les premières heures. A Londres, on attend des nouvelles décisives qui n'arrivent pas : Churchill est furieu:x, il menace carrément de faire « sauter» Montgomery : «Serait-il donc impossible de trouver un general capable de gagner une bataille? » aurait-il dit alors.
Rommel rejoint son qUaItier général et, prenant aussitôt conscience de la gravité de la situation, prépare des contre-mesures : la première concerne la 21 e division blindée allemande, qui passe du secteur sud au secteur nord.
Front soviétique. Dans Stalingrad, les combats sont toujours très durs. Dans le Caucase, le groupe d'arIDees A occupe Naltchik.
Grande-Bretagne. Un autre convoi lestiné à l'opération « Tareh» part en direction de l'Afrique du Nord.
Pacifique. Guadalcanal. Les troupes japonaises, commandées par le général Kawaguchi, renouvellent leurs attaques mais sont encoe une fois repoussées.Le tir précis des batteries américaines fait taire une grande partie de leurs canons. Jusqu'à présent, les Japonais ont perdu à Guadalcanal plus d€ 4000 hommes, alors que les pertes amerlcalnes sont tres inférieures. Dans les derniers jours, l'aviation japonaise a perdu plus de 100 avions, contre une quinzaine seulement chez les Américains. Des unités navales nippones ont pris part elles aussi à la bataille du côté américain, des avions f côté américain, des avions partis du terrain de Henderson Field ont Jldommagé le croiseur léger nippan Yura.

25 octobre 1942

Afrique du Nord. Dans les premières heures de la matinée, la situation est de plus en plas délicate dans le couloir où s'est enfilée la IGe division blindée, mais, à 3 h 30, Montgomery confirme que la tentative de percée doit continuer coûte que coûte.
12 heures : Le commandant anglais commence à modifier son plan d'attaque en déplaçant vers le nord le pivot de l'offensive; l'attaque est confiée à la ge division australienne, que couvre la 1 re division blindée. D€s heurts particulièrement violents sont signalés autour de la crête Kidney. Lourdes pertes dans la I5e division blindée allemande, qui, des 119 chars qu'elle possédait le matin, est reduite à 39. Rommel revient precIpitamment en Afrique.
Les pétroliers PloseIpina et Luisian 0, remplis d'essence destinée aux engins de Rommel, sont coulés dans le port de Tobrollk.
Bermlldes. Une escadre de porteavions américains part pour l'Afrique du Nord afin de participer à l'opération « Torch ».
Pacifique. Guadalcanal. Après une action intense de l'aviation et de l'artillerie japonaises durant la journée, l'activité reprend sur le front terrestre dans la nuit du 25 au 26, quand 2 régiments nippons attaquent les positions américaines sur le flanc sud du périmètre de Lunga et que d'autres détachements investissent la ligne du Matanikau. Pertes considérables des deux côtés. L'action terrestre cesse le matin suivant.

24 octobre 1942

Etats-Unis. Un convoi gigantesque, commandé par le général Patton et le contre-amiral Hewitt, part pour la Méditerranée: il transporte les troupes pour l'opération «Torch».
Afrique du Nord. A l'aube, le 30e corps britannique atteint son objectif (la ligne « Oxalic »), juste derrière la 15e division blindée al1emande et la division Littorio, mais les engins blindés du I0e corps n'ont pas encore réussi à franchir les champs de mines et à atteindre le premier objectif C « Pierson ») prévu dans le plan d'attaque.
Dans le secteur sud du front, le 13e corps se beurte à la 21 e division blindée allemande.
Après-midi : Le général Stumme, qui remplace Rommel, est victime d'une crise cardiaque au moment ou un obus ennemi touche sa voiture. L'officier, qui s'est effondré sur le marchepied, tombe de la voiture sans que le chauffeur s'en aperçOIve, et on croit d'abord qu'il s'est perdu: son corps sera retrouvé quelques heures plus tard.
Lorsque la nuit tombe, la 1 re division blindée anglaise a réussi à faire sortir ses unités des champs faire sortir ses unités des champs de mines, mais la IOe y est encore coincée.
Pacifique. Guadalcanal. Dans la nuit du 24 au 25, un régiment japonais lance une puissante attaque sur le flanc sud du périmètre américain. Les Américains font venir des renforts depuis les autres secteurs, arrivant ainsi à contenir la pression des Japonais, qui se replient à l'aube sur leurs positions de départ.
Nouvelle-Guinée. Les Japonais évac~~ent l'île de Goodenough. La gar.son embarque sur 2 contre-torpil,eurs qui font route vers Rabaul, en Nouvelle-Bretagne.
Italie. Au cours d'un nouveau raid des avions anglais sur l'Italie du Nord, Milan, Monza et Novare sont particulièrement touchées.
Angleterre. 2 convois mixtes angloamerlcains, qui prendront part à l'opération « Torch », partent pour la Méditerranée.

23 octobre 1942

Pacifique. Guadalcanal. A 18 heures précises, J'artillerie japonaise ommence à bombarder lourdement les positions américaines sur le Matanikau. Tout de sllÏte après, des fantassins et des chars d'assaut ancent une attaque, mais ils ne Lrviennent pas à traverser le fleuve t subissent de lourdes pertes:600 hommes et au moins 8 chars d'assaut. Le gros des troupes devait simultanément déclencher une offensive sur le flanc sud du périmètre américain, mais, pour s raisons logistiques, on y renonça.
Afrique du Nord. 21 h 30 : C'est par un feu très violent de l'artillerie anglaise (plus de 1 000 canons) contre les positions italo-allemandes que débute la seconde bataille d'El Alamein. L'attaque surprend d'El Alamein. L'attaque surprend complètement les forces de l'Axe. Rommel, du reste, est en Allemagne depuis quelques semaines, et c'est le général Georg Stumme qui le remplace momentanément. Les forces de l'Axe ont ordre de ne pas répondre au feu de l'artillerie anglaise pour économiser les munitions. Il n'empêche que la situation est très délicate pour les Anglais : quelques jours plus tôt, Churchill a télégraphié au général Alexander, commandant en chef des forces armées anglaises au Moyen-Orient: «Tous nos espoirs reposent actuellement sur la bataille que vous-même et Montgomery vous apprêtez à déclencher. Il se peut qu'elle soit la clé du futur...» A la veille de l'attaque, Montgomery adresse à son tour une sorte d'appel à ses troupes : « Lorsque j'ai pris la tête de la VIlle arfiée, j'ai déclaré que notre mission serait d'anéantir Rommel, et que nous le ferions dès que nous serions prêts. Maintenant, nous sommes prêts. La bataille qui va avoir lieu est une bataille décisive, et c'est en tant que telle qu'elle entrera dans l'histoire... Nous avons des armes et du matériel de première qualité, des chars d'assallt puissants.., et la meilleure aviation du monde nous protège...» En ce qui concerne les forces en présence, les Anglais sont nettement supérieurs : ils ont 195000 hommes (l'Axe, 105000 environ), 1029 chars d'assaut dont beaucoup de Sherman américains (les Italo-Allemands en ont environ 490), plus de 1 000 canons contre 480 environ chez l'adversaire, 530 avions contre les 350 de l'aviation Halo-allemande, 1 400 pièces d' artillerie antichar alors que l'Axe n'en a que 744. Du général Montgomery dépendent le 30e, le lOe et le 13e corps, respectivement postés au nord, au centre et au sud de la ligne d'attaque. Dans l'autre camp ont pris position : au nord, la 164e division et la I5e division blindée allemandes, plus la division italienne Littorio : au centre, les divisions italiennes Trento, Bologna et Brescia; au sud, · la 21 e division blindée allemande et 2 autres divisions italiennes, l'Ariete et la Folgore. Les Italiens ont pour rôle de défendre les positions alors que les éventuels assauts sont con, fiés aux engins blindés allemands, qui souffrent cependant d'être un peu trop disséminés le long du front, perdant ainsi leur impact. Les Anglais prévoient leur attaque prIncipale dans le secteur nord, attaque confiée à l'infanterie du 30e corps anglais et aux divisions blindées du 10· corps; le l3e corps doit se contenter pour l'instant d'actions de diversion.
22 heures : Les 3 corps anglais lancent leur attaque; cette offensive surprend les forces de l'Axe, qui réagissent cependant rapidement.
Italie. Raid aérien anglais sur Turin, Gênes et surtout Savone.
France. Laval dresse le bilan de son action contre la Résistance : 400 « terroristes notoires» et 5 460 communistes ont été arrêtés, et 40 t d'armes saisies.

22 octobre 1942

Pacifique. Guadalcanal. N'ayant pas encore réussi à faire parvenir tous leurs détachements sur les positjons prévues, les Japonais renvoient de 24 heures le début de l'offensive contre le périmètre américain de Lunga.
Nouvelle-Guinée. Afin de s'assurer le contrôle de la partie nord de la baie de Milne, les Australiens envoient un bataillon de la 18e briade, à bord de 2 contre-torpilhmrs, pour s'emparer de l'île Goodenough, occupée par 300 Japonais environ.
Algérie. Accompagné de quelques collaborateurs, le général américain M. W. Clark, adjoint d'Eisenhower, arrive de nuit en Algérie à bord d'un sous-marin, pour prendre contact avec le général Cha.rles Mast, représentant des officiers frallçais favorables aux Alliés. Mast assure à Clark et au consul généra.l américain Robert Murphy que Les détachements français, sous les ordres du général Giraud, SDIlt prêts à appuyer l'action des Allj€s. Entretemps, le premier convoi destiné à l'opération «Torch» quitte l'Angleterre.
Afrique du Nord. Les troupes de la VIlle arII?ée britannique se déplacent de nuit en grand secret, afin de prendre position pour l'imminente ofiensjve.